Comment bien nourrir son chat ?

Les spécificités

Le chat est un « carnivore strict », et doit donc recevoir un aliment riche en protéines. Il ne possède que très peu de papilles gustatives, environ 500 contre 1700 pour le chien et 9000 pour l’homme.
Toutes ses dents sont tranchantes, permettant de cisailler mais pas de mâcher.
Il n’y a pas de pré-digestion car le chat ne possède pas d’enzymes digestives dans sa salive.
L’intestin grêle est court, ne permettant pas de bien digérer les glucides.
Une forte acidité de l’estomac permettant de digérer des petites proies.
Le chat s’autorégule très bien et arrête de manger quand il a satisfait son besoin calorique. Par contre cet équilibre peut être perturbé par la castration, comme c’est le cas de 70% des chats et de 60% des chattes. Les chats âgés ont besoin de moins de calories et de phosphore, un apport excessif de ce minéral ayant une répercussion négative sur leurs reins.

L’herbe est-elle indispensable ?

L’une des premières choses que fait un chat lâché dans la nature après avoir été enfermé, c’est de manger de l’herbe. En effet, cet animal ne mâchant pas ses aliments, l’herbe l’aide à digérer, et surtout à régurgiter les touffes de poils qu’il a avalées en faisant sa toilette. Qu’un chat vomisse après avoir mangé de l’herbe n’a donc rien d’inquiétant. En revanche, s’il en est privé, il peut mal digérer et perdre l’appétit. Pour les animaux vivant en appartement, une barquette d’herbe à chat, à base de graminées, sera donc la bienvenue.

La prévention

Dans le cadre de la prévention des problèmes urinaires chez le chat, il est préconisé un apport réduit en minéraux (ou en cendres).

La teneur en magnésium doit aussi être contrôlée car ce minéral est en partie responsable de la formation des struvites dans le système urinaire félin.
Il faut toutefois se rappeler que ce n'est pas le seul facteur à considérer : le pH urinaire joue aussi un rôle déterminant à ce niveau.