Mon chien a-t-il du goût ?

Ne devrais-je pas varier plus sa nourriture ?

Ne va-t-il pas se lasser de manger tous jours les mêmes croquettes ?

Mon chien ne trouve-t-il pas monotone de manger tous les jours la même chose ?

L’odorat

Le chien se sert d’abord de son odorat pour apprécier ses aliments. Il est capable de repérer l’odeur de certains composants de l’alimentation à une concentration 1000 fois inférieure à celle correspondant au seuil de détection de l’homme.
C’est systématique, « le coup de nez » précède et détermine la prise alimentaire et, côté odorat, tous les chiens ne sont pas logés à la même enseigne. Le Berger allemand par exemple, compte 200 millions de récepteurs olfactifs tandis que le boxer, en a 150 millions et le cocker 70 millions.

Le goût

Le sens du goût est nettement moins développé chez le chien que chez l’homme. Il possède en effet 40 fois plus de cellules cérébrales analysant les odeurs et une surface de muqueuse olfactive d’environ 150cm3, contre 3cm 3 chez l’homme.
Le chien possède environ 1700 bourgeons gustatifs, contre 9000 pour l’homme et 500 pour les chats.
Le chien avale sa nourriture sans la goûter . Il ne mâche pas, ils avale. Il n’y a pas de mastication ni de pré-digestion dans la bouche comme c’est le cas pour l’homme.
Ils ont des goûts bien à eux. Une odeur de graisse jugée nauséabonde pour l’homme est particulièrement attirante pour le chien. Le goût sucré est peu perçu.

Conclusion

L’olfaction intervient bien davantage que le goût dans le choix alimentaire des chiens.
Beaucoup de propriétaires pensent qu’ils peuvent fournir un plaisir gustatif à leur compagnon en préparant des petits plats, alors que le déclenchement de la prise alimentaire est surtout provoqué par l’odorat.